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Environnement

Eau potable


Crédit photo : Archives
Fiche technique
FICHE TECHNIQUE
Centre de traitement d'eau Jean-Perreault
  Mise en route   2000
  Population desservie   19 000 personnes
  Débit moyen/jour   10 000 m3/jour
  Débit moyen de conception   23 600 m3/jour
  Débit maximal de conception   35 000 m3/jour
  Réserves d'eau potable   2 800 m3
  Villes desservies   L'Assomption, Saint-Sulpice et Le Gardeur
  Groupe électrogène   une génératrice d'urgence de 750 kw
Procédé de traitement de l'eau
voir schéma du procédé


Étape no1 : La prise d'eau
Cet élément capte gravitairement l'eau de la rivière L'Assomption pour l'acheminer vers la station de pompage d'eau brute par une conduite d'un diamètre de 760 mm.


Étape no2 : Le dégrillage
L'eau brute qui entre dans la station de pompage d'eau brute, traverse un tamis composé d'ouvertures de 10 mm. Lors de cette étape, les particules grossières, les plantes, poissons, branches et feuilles d'arbres sont retenues afin de protéger les autres équipements de la chaîne de traitement.


Étape no3 : Le pompage de l'eau brute
L'eau brute est ensuite pompée vers le centre de traiement d'eau au moyen de trois pompes d'une capacité totale de 48 000 m3/jour.


Étape no4 : Le prétraitement
Dès son arrivée à l'intérieur du centre de traitement d'eau, une première désinfection au chlore est requise afin d'éliminer l'azote ammoniacal. Selon les saisons et les conditions physiques et chimiques de l'eau, on ajoutera du bioxyde de chlore pour l'enlèvement du fer et du manganèse, de l'aluminate de soude pour corriger le Ph de l'eau, et du charbon actif en poudre pour contrôler les goûts et odeurs.


Étape no5 : La floculation
Cette étape consiste à ajouter du sulfate d'aluminium (alun) qui permettra aux matières en suspension contenues dans l'eau, de s'agglomérer afin d'être décantées. Deux agitateurs assurent un bon mélange. Cet étape dure en moyenne 45 minutes.


Étape no6 : La décantation lestée (ACTIFLO)
Les deux décanteurs ACTIFLO représentent la dernière technologie à ce jour. D'une grande performance en termes de vitesse de décantation et en qualité de traitement, ils ont été incorporés dans deux des six décanteurs statiques pour des économies importantes de coûts.

L'eau préalablement floculée pénètre dans le bassin de coagulation, se dirige vers le bassin d'injection de polymère et de microsable et enfin vers le bassin de maturation où la densité du floc augmente pour décanter vers les trémies. Six pompes de recirculation aspirent les boues et le microsable et les retournent en début de traitement, soit vers le bassin d'injection où le sable est séparé des boues pour être réutilisé. Les boues sont expédiées au réseau d'égout sanitaire. Plus de 95 % des matières en suspension sont éliminées lors de cette étape.


Étape no7 : L'interozonation
À la sortie des décanteurs ACTIFLO, l'eau se dirige vers le bassin d'interozonation (ancien décanteur statique) où l'on injecte l'ozone pour ses qualités d'oxydation, de l'enlèvement de la couleur, des goûts et des odeurs.

La production de l'ozone se fait à partir d'oxygène liquide que l'on ramène à sa forme gazeuse. On obtient ainsi une qualité d'oxygène pur à 99,95 % qui améliore la performance du nouvel ozoneur d'une capacité de 50 kg/jour d'ozone à 12 %.


Étape no8 : Le bassin de relèvement
Recevant les eaux du bassin d'interozonation, le bassin de relèvement contient deux pompes d'une capacité totale de 44 000 m3/jour. Ces dernières redistribuent l'eau vers les quatre nouveaux filtres. De plus, une troisième pompe de 3 000 m3/jour y est installée pour recirculer l'eau venant du bassin d'interozonation.


Étape no9 : La filtration
La filtration est l'étape finale de l'enlèvement des matières en suspension qui n'auraient pas été retenues par le procédé ACTIFLO. Le centre de traitement contient quatre filtres bicouches (sable et anthracite) d'une capacité de 27 000 m3/jour. Ils ont aussi une très grande durée de filtration à débit moyen. Après plusieurs heures d'utilisation, ils doivent être nettoyés afin de maintenir leur efficacité. Il s'agit d'une procédure qui se fait par injection d'air venant du surpresseur et par l'envoi de l'eau en sens contraire de la filtration par une pompe ayant un débit de 29 000 m3/jour. Une particularité du centre de traitement d'eau : l'eau servant au lavage n'est jamais puisée en période de pointe dans les réserves d'eau potable, car un bassin est spécialement prévu à cette fin.


Étape no10 : Le post-traitement
Alors que le prétraitement précède les étapes de décantation et de filtration, le post-traitement suit celles-ci. Une deuxième désinfection au chlore, de même qu'une correction de Ph à la chaux et enfin l'ajout d'un inhibiteur de corrosion (silicate de sodium) sont effectués dans un bassin prévu à cet effet; c'est la chambre de post-mélange où sont ajoutés ces produits afin d'assurer la qualité de l'eau tout au long de sa distribution. L'eau est ensuite acheminée vers les réserves inférieures ou pompée vers les anciens décanteurs statiques convertis en réserves d'eau potable et vers le bassin de lavage des filtres.


Étape no11 : La distribution
Après avoir été purifiée, l'eau est emmagasinée quelques heures dans les réserves avant d'être distribuée. Ces réserves se doivent d'avoir un volume important en tout temps, en vue de satisfaire les besoins des consommateurs et d'avoir une protection en cas d'incendie. Quatre pompes d'une capacité totale de 50 000 m3/jour puisent l'eau dans les réserves pour l'acheminer dans le réseau de distribution et permettent donc une protection incendie suffisante en tout temps.

Bulletin de note


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Le Centre de traitement d'eau Jean-Perreault de la Ville de L'Assomption est le plus gros département du Service de l'hygiène du milieu. Il est composé d'un directeur de service, d'un chef d'équipe, de six techniciens-opérateurs, d'une secrétaire et d'un technicien surnuméraire, tous qualifiés en assainissement des eaux. Ce personnel évalue la qualité de l'eau tout au long du procédé, et ce, en faisant diverses analyses en laboratoire et assume la responsabilité de l'eau potable et autres champs d'activités du service. Le suivi en laboratoire permet un contrôle serré de la performance des divers équipements, assurant ainsi la qualité de l'eau potable. Les analyses physico-chimiques et bactériologiques peuvent être mesurées en continu grâce à une gamme complète d'instruments et d'analyseurs.


Programme d'excellence en eau potable
En tant que membre de RÉSEAU environnement, la Ville de L'Assomption participe aussi au Programme d'excellence en eau potable. Ce programme oblige, entre autres les centres de traitement de l'eau à respecter des normes américaines qui sont beaucoup plus sévères que les normes québécoises. En 2005, le Centre de traitement d'eau Jean-Perreault a obtenu la note de 91.5 % (détails), une des meilleures notes au Québec pour la qualité de l'eau traitée, ce qui lui procure le diplôme de la phase 2 du programme.


Ce programme compte quatre étapes importantes, mais c'est la troisième phase qui constitue le coeur du programme demandant de nombreuses années de travail. Le travail concerté de l'équipe du Centre de traitement d'eau Jean-Perreault a porté fruit puisque le centre recevait la distinction Optimisation en février 2006, concluant ainsi la phase 3 du programme. En résumé, nous atteignons des normes supérieures à celles édictées par le gouvernement, et ce, 100 % du temps. Nous sommes la troisième ville à recevoir cette distinction au Canada, après les villes de Laval et Victoriaville.